mercredi 9 mai 2012

Euro-Croissance contre dette Européenne

Il est un gâteau sans cesse renouvelé auquel ne sont pas prêts à renoncer les spéculateurs... Le dessert boursier que l'on prend en jouant à la hausse ou à la baisse les entreprises d'Europe et du monde en fonction des effets d'annonces politiques et des choix industriels et financiers.


Chaque fin de semaine, ceux qu'on ose encore appeler des investisseurs, mais qu'il faut immédiatement re-qualifier en spéculateurs font leurs prises de bénéfice en fonction du "jeu" à la baisse ou à la hausse !


Pour ceux qui ne connaissent pas la bourse, vous avez bien lu : les spéculateurs / investisseurs jouent avec vos vies, avec nos vies, avec nos entreprises, avec nos emplois et avec notre pouvoir d'achat.


Hier c'est la Grèce (dette 144 % de son PIB) que les jeux spéculatifs assassinaient avec des taux d'intérêts anormalement élevés... Aujourd'hui, c'est l'Espagne, l'Italie , l'Irlande et le Portugal qui se trouvent attaqués. 


Quels autres pays européens risquent d'être mis en danger d'être mangé demain par la spéculation. La France, peut-être... Sauf que François Hollande est devenu Président de la République et il paraît fermement décidé à agir vite et à lutter contre les assassins du marché ! Il rencontrera ses homologues européens le 23 mai prochain.


La solution pourrait être de mutualiser la dette européenne car cela casserait les appétits spéculatifs ! Mais cela jusqu'alors l'Allemagne d'Angela Merkel n'en voulait pas... (Peut-être la vision "Merkozy) Voire créer les "Eurobonds".


La crise de 2008 et les promesses des chefs d'Etats de réguler les marché n'ont pas porté leurs leçons, le marché n'a pas été régulé, les bourses n'ont pas vu se poser de verrous en cas de signaux de danger.


Tous font très exactement ce qu'il ne faudrait pas faire : du profit, du profit encore et toujours plus de profit, le "petit chouïa" spéculatif de plus, jusqu'à la rupture et l'emballement du marché à la baisse, puis à la hausse ! Puis à nouveau à la baisse... (Voir film "Le sucre" de Jacques Rouffio dans les années 70).


C'est cela qu'il faut parvenir à casser en Europe, cette dynamique baissière ou haussière qui est le fait des spéculateurs, car le marché ne reflète absolument pas la réalité !  Il ne faut laisser tomber aucun pays d'Europe, même pas la Grèce... 


Comme aux Etats-Unis : la phrase "on n'abandonne pas les nôtres" fait partie du langage usuel des américains : Elle doit entrer dans le langage des Européens !


François Hollande peut le faire ! Car il a à sa disposition les moyens légaux qui lui permettraient d'empêcher les dé-localisation d'entreprises rentables (Genre Nouvelle usine Renault au Maroc) et d'empêcher de nouvelles fermetures ou dé-localisations... 


Par exemple : Arcelor-Mittal avec le maintien de l'arrêt de ses hauts-fourneaux en France a dé-localisé la production d'acier qui était rentable en Lorraine de France vers la Hongrie et compte mieux revendre avec de gros bénéfices un même acier produit à bas coût aux industriels européens et mondiaux... Il faudrait re-localiser les productions en France...


Les spéculateurs ce sont essentiellement les grands groupes financiers sous forme de fonds de pension ou sous la forme de fonds de performances (Hedge-funds) et aussi les banques qui profitent allègrement des opérations sur leurs salles de marchés et qui tous mettent les pieds dans le plat de beurre !


Avec François Hollande et les chefs d'Etats européens soucieux du bien être de leurs concitoyens, nous pouvons changer la donne, car nous sommes 27 pays européens unis autour de l'Euro... Donc 27 économies indépendantes et puissantes unies autour d'une même monnaie, mais pas encore de fédération.


Notre monnaie unique est trop forte selon les uns : 1,33 dollars hier pour un euro, et instantanément, par le "jeu" des spéculateurs qui misent à la  hausse ou à la baisse sur les monnaies, la valeur de l'Euro baisse à 1,30 dollars pour un Euro au 9 mai 2012...


Il faut savoir que ceux qui "ont joué" notre monnaie à la baisse ont anticipé une éventuelle baisse des bourses européennes sur la journée du 08 mai, fériée en France. Il est vrai que l'Euro est un peu fort, mais il ne reflète en réalité que la puissance des 27 économies indépendantes des 27 pays européens.


Le Dollar bien plus faible est soutenu par les économies des monarchies pétrolières, de la Chine et de l'Angleterre pour lesquelles il était vital de faire sortir les Etats-Unis de la crise, artificiellement en achetant massivement des bons du Trésor américains dès le mois de septembre 2011.


Et donc un Dollar plus faible que l'Euro dope l'économie américaine et favorise les exportations US. Les spéculateurs étaient les responsables de la crise aux Etats-Unis en 1929, aujourd'hui ils aimeraient réitérer l'opération contre l'Europe et son économie.


Mais quand on compare la dette américaine qui avec 15000 milliards de Dollars de dettes dépasse les 100% de son produit intérieur brut :  la dette à risque cumulée de la zone euro n'était en septembre 2011 que de : calculés en "Encours total d'obligations publiques en zone Euro" de 5413 milliards de Dollars, donc bien moins important en dettes à risque que les USA... (La Grèce 144 % aujourd'hui de son PIB en dette totale)


-Encours total d’obligations publiques en zone euro de 5 413 milliards €, soit Grèce 328 Mds€, risque 200 Mds€ (60%), Portugal 160 Mds€, risque 80 Mds€ (50%), Irlande 148 Mds€, risque 40 Mds€ (30%), Espagne 638 Mds€, risque 320 Mds€ (50%), Italie 1843 Mds€, risque 600 Mds€ (30%) 
Source : http://nonaladette.canalblog.com/archives/2011/09/07/21966305.html


Heureusement avec 27 pays et 27 économies indépendantes et unies, cela devrait au final ne pas être possible pour les argentiers du libéralisme et de la mondialisation de mettre à genoux l'Europe. Ces spéculateurs et fossoyeurs de l'économie réelle trouveront face à eux des gestionnaires Chefs d'Etats... Qui nous l'espérons changeront la donne. 


Avec François Hollande, Angela Merkel semble ne pas être hostile à se reconvertir  aux vertus de l'EURO - CROISSANCE... Même Barack Obama et les chinois qui viennent d'accuser une légère baisse de leur croissance semble avoir compris que la clé du redressement mondial passe aussi par la croissance européenne...

mardi 8 mai 2012

Cérémonie du 08 mai... Attention à la duplicité !


Plus personne ou presque ne reconnais Sarkozy...
Il invite le nouveau Président de la République à participer aux cérémonies du 08 mai...

On nous l'a changé depuis sa perte d'élection du 6 mai et la victoire de François Hollande !

Nicolas Sarkozy est d'un calme olympien, presque un gentil président candidat, sortant, digne, avec autant de bons petits mots qu'en 2007.

Un tantinet primesautier. (Pour le terme primesautier : voir wiki ...Nicolas Gogol, Les âmes mortes -1842)

Il n'est plus l'hyper-président (Zébulon tournicotton), l'hyper-actif du pouvoir, avec ses sautes d'humeurs mémorables et ses manières de s'offusquer violemment contre ses adversaires.

"J'ai changé, avait-t-il dit... Je ne ferais plus jamais les erreurs du début". J'assume"... En plus, tout cela avec le sourire. Comme jamais durant le quinquennat !

Et le soir même de sa perte de pouvoir, Sarkozy dit que plus rien ne saurait être comme avant... Plus la même chose, une position différente au sein de la droite. 
"J'assume seul la défaite de l'élection". "Maintenant là je vais seul" comme aurait dit Saint John Perse. 

Aaaaah, ces cinq années, avec la crise, les responsabilités écrasantes du chef de l'Etat, le poids du pouvoir, la grandeur de la France, et tout ça... 

Mais c'est terminé... Je ne fais plus la gueule ! C'est beau le sourire d'un ex-président-candidat... Attitude mielleuse et compassée... Je comprends les Français...

Casse toi pauv'C... Viens me voir ici ! Tout ça c'est bien fini... Plus de Fouquet's, plus d'attaques de personnes, plus d'amis bling-bling... 

Tout est blanc comme neige ! Les affaires ? Quelles affaires ? La Cour des Comptes a validé en 2007... 
Karachi ? Quel Karachi ? Tout est faux, archi-faux... 
Eric Woerth ? Heu pardon ? Woerth...

Bettencourt ? Des voisins rien que des voisins ! A 12 heures pour Monsieur Nicolas S le 24 février 2007 ? 
Pas moi ! Il n'y a rien de vrai là dedans !

Quoi Khadafi ? Tout est encore plus faux que faux !


Sarkozy en campagne c'était : "Jamais un chef de l'Etat Candidat à la Présidence de la République n'aura autant été attaqué" !
Aidez Moi, à reprendre le costume du Président pour cinq années de plus...
J'ai besoin de vous ! La France a besoin de vous ! Vrai travail ? Je n'ai jamais dit cela ! Ah il y a une vidéo ?

Sauf que : le 6 mai les Français ont jugé lors du second tour de la présidentielle.

Mais pour Sarkozy, tout n'est peut être pas fini...
Il ne reste jamais que cinq ans à attendre 2012-2017, ce n'est pas si long à attendre, Si cela n'allait pas avec Hollande. SI les Français m'appellent ! Je serais là...

Cinq ans : de quoi vous revirginiser un nouveau gentil et spirituel candidat qui aura accompli sa traversée du désert avec Carla et Giulia sous l'oeil des caméras.

Heureusement François Hollande n'est pas dupe.

Le nouveau Président a pris de la hauteur comme jamais, il a pigé le job, la politique, et la manière de procéder pour redresser le pays en grande difficultés, ainsi que la tâche de reconstruction de la confiance des Français qu'il y a à accomplir.

La politique du pire, relevant sans cesse du psychodrame, plein de tensions et d'éclats de voix, c'est effectivement terminé... La France et l'Europe qui ont bien besoin d'un retour à la croissance jugeront.

François Hollande se revendique comme un homme "normal" qui ne cherche pas les coups d'éclats sans arrêts, les décisions hâtives sans concertations, les effets de prétoires, et la grandiloquence... La France a besoin d'un "vrai retour à la raison" des choses du quotidien, en politique et en pratique...

Et puis surtout, il y a la croissance à retrouver, qui a été oubliée par l'Europe.

Croissance en France mais aussi dans les autres pays de la "Zone Euro". Heureusement, Mario Draghi le Président de la BCE a expliqué qu'il y a besoin de croissance en Europe.

Et Angela Merkel qui a fait un tête à queue magistral en admettant que le "pacte de croissance" était nécessaire pour éviter la grande récession en Europe, elle a invité François Hollande.

Et tous ces chefs d'Etats qui invitent notre nouveau Président : la preuve que peut-être ses idées ne sont pas si mauvaises que cela et qu'elles pourraient peut-être apporter un début de solution à la crise...

Tout cela a d'abord été pensé, construit, réfléchi, avec une équipe d'économistes au travail... Les socialistes sont qualifiés pour le job !

En fait ce dont n'avait pas besoin la France, c'était surtout pas d'un Hyper-président cinq ans de plus !

Mais attention, il reste les législatives et les barons de la droite qui restent en place : les Coppé, Bertrand, Morano, Pécresse, Guéant !

Eux n'ont pas terminé, pour eux tout recommence, ils rêvent même de retrouver une majorité à l'assemblée !

dimanche 6 mai 2012

Liberté, Egalité, Fraternité..... Hollande ! ....Et Législatives...

Faut il dire que nous sommes fous de bonheur avec cette élection de François Hollande.



La droite est battue et la France peut enfin se remettre à espérer.

Les Français étaient à genoux de par le fait de la présidence de Nicolas Sarkozy.

Il n'était pas le président du pouvoir d'achat, mais bien celui des riches et des classes dites supérieures.

Le fait présidentiel sarkozyste était bien souvent celui du népotisme et de la garde rapprochée.

La France ne pouvait pas continuer comme cela... 

Ce qui a épuisé Sarkozy ce sont les "Affaires"
et le sentiment des Français que le pouvoir présidentiel était devenu injuste et exclusif. 

Avec l'élection de François Hollande il faudra confirmer le retour des socialistes au pouvoir par une grande victoire aux élections législatives : créer une "vague rose"!

La France et l'Europe ont besoin de plus de justice sociale.

Mais trêve de discours : il faut fêter la victoire de la France et préparer les législatives en mobilisant à gauche.

Liberté-Egalité-Fraternité-Hollande, c'est le rêve français ré-enchanté !

Mais attention au "rebond", car la droite a déjà recommencé à critiquer et à tenter de re-mobiliser son électorat.



Les Coppé, Baroin, NKM et Morano ressortent les griffes...

jeudi 3 mai 2012

Sarkozy à bout de souffle, François Hollande a balayé le mépris !

Moi, Président de la République... François Hollande a endossé le costume !


Il a posé les base de sa future présidence lors du débat : moralité en politique, justice, équité, égalité républicaine, rappel à la Loi, consensus, concertation, référendum, et surtout normalité et modestie.


Le candidat de gauche a balayé le mépris de la droite par la démonstration et la justification de son projet, alors qu'en face on s'escrimait à défendre un bilan peu flatteur et que l'avenir manquait à l'appel !


Les passes d'armes agressives de Nicolas Sarkozy n'ont pas pu déstabiliser François Hollande.


On aurait pu croire que Nicolas Sarkozy se présenterait en vainqueur potentiel, jusqu'au bout du débat... 


Il n'est resté qu'un homme, courageux et pugnace, certes, mais qui était à bout d'arguments pour défendre le bilan de son quinquennat. Le président-candidat 
était un challenger à bout de souffle.


Si une partie de la France l'ignorait encore, elle a maintenant la certitude d'avoir en face d'elle un candidat de choc à la présidentielle en la personne de François Hollande qui saura redresser le pays.


Mais l'image qui m'a le plus intéressé, ce sont les quelques minutes avant le débat vers 20H15 : 


François Hollande arrive aux Studios de La Plaine Saint Denis, il se fait interpeller par une centaine d'ouvriers de PSA Aulnay sous Bois, qui manifestent pacifiquement depuis 18H45... Et le candidat Hollande va tranquillement discuter avec les ouvriers qui veulent conserver leurs emplois.


Nicolas Sarkozy arrive aux studios quelques minutes plus tard, il se fait interpeller aussi par la centaine d'ouvriers de PSA... Et le président candidat passe devant eux sans les regarder ! Pas que cela à faire...


Cela résume, je le crois, toute la tension que vivent les Français depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, pour qui des classes de personnes comptent plus que d'autres...


Alors que pour François Hollande tous les Français sont sur le même pied d'égalité.


Entre deux candidats, l'un à bout de souffle et l'autre qui aime les gens, 
le choix est fait : je choisis Hollande !


lundi 30 avril 2012

De l' Hyper-présidence à l'attitude mielleuse et compassée !

On croit rêver, plus personne ou presque ne reconnais Sarkozy... On nous l'a changé !
Il est d'un calme olympien, presque un gentil président candidat, sortant, presque autant de bons mots qu'en 2007. Un tantinet primesautier... (Nicolas Gogol, Les âmes mortes -1842)


Il n'est plus l'hyper-président (Zébulon tournicotton), l'hyper-actif du pouvoir, avec ses sautes d'humeurs mémorables et ses manières de s'offusquer violemment contre ses adversaires. "J'ai changé, a-t-il dit... Je ne ferais plus jamais les erreurs du début". J'assume"... En plus, tout cela avec le sourire... Comme jamais durant le quinquennat !


Aaaaah, ces cinq années, avec la crise, les responsabilités écrasantes du chef de l'Etat, le poids de du pouvoir, la grandeur de la France, et tout ça et tout ça... 


Mais c'est terminé... Je ne fais plus la gueule ! C'est beau le sourire d'un président-candidat...  Attitude mielleuse et compassée... Je comprends les Français...


Casse toi pauv'C... Viens me voir ici ! Tout ça c'est bien fini... Plus de Fouquet's, plus d'attaques de personnes, plus d'amis bling-bling... 


Tout est blanc comme neige ! Les affaires ? Quelles affaires ? La Cour des Comptes a validé... 
Karachi ? Quel Karachi ? Tout est faux, archi-faux... 
Eric Woerth ? Quel de Maistre ? Heu pardon ? Woerth...


Bettencourt ? Des voisins rien que des voisins ! A 12 heures pour Monsieur Nicolas S le 24 février 2007 ? 
Pas moi ! Il n'y a rien de vrai là dedans !


Quoi Khadafi ? Tout est encore plus faux que faux !


"Jamais un chef de l'Etat Candidat à la Présidence de la République n'aura autant été attaqué" !


Je suis l'homme de la situation, le seul qui peut sauver le pays de la crise qui est là, et menace ! Vous me comprenez, vous, la France Forte, celle qui est là autour de Moi ! "Aidez Moi" !  (Gaullien moi, allons donc, "je n'ai même pas pensé à cette phrase du Général de Gaulle")


Aidez Moi, à reprendre le costume du Président pour cinq années de plus...
J'ai besoin de vous ! La France a besoin de vous !
Vrai travail ? Je n'ai jamais dit cela ! Ah il y a une vidéo ? Cela m'a échappé !


Je promets, je promets, je promets... Il y aura, il y aura aussi, et il y aura encore ! 
Si je suis élu, je ferais, je ferais, je ferais... Vous ne serez pas déçus... La France gagnera, grâce à vous ! Les électeurs savent combien la conjoncture a été difficile !


Tout cela sera établi mercredi soir durant un débat... Le Débat... Contre mon contradicteur, cet homme qui ne sera sûrement pas à la hauteur de la tâche qui Me sera confiée... Je voulais trois débats, mais mon adversaire politique n'a rien compris... Les Français jugeront !


Sauf que : les Français semblent avoir déjà pas mal jugé lors du premier tour de la présidentielle.


François Hollande a pris de la hauteur comme jamais, il a pigé le job, la politique, et la manière de procéder pour redresser le pays en grande difficultés, ainsi que la tâche de reconstruction de la confiance des Français qu'il y aura à accomplir.


La politique du pire, relevant sans cesse du psychodrame, plein de tensions et d'éclats de voix, c'est effectivement terminé... La France et l'Europe qui ont bien besoin d'un retour à la croissance jugeront.


François Hollande se revendique comme un homme "normal" qui ne cherche pas les coups d'éclats sans arrêts, les décisions hâtives sans concertations, les effets de prétoires, et la grandiloquence... La France a besoin d'un "vrai retour à la raison" des choses du quotidien, en politique et en pratique...


Et puis surtout, il y a la croissance à retrouver, qui a été oubliée par l'Europe.


Croissance en France mais aussi dans les autres pays de la "Zone Euro". Heureusement, Mario Draghi le Président de la BCE a expliqué qu'il y a besoin de croissance en Europe. Et Angela Merkel a fait un tête à queue magistral en admettant que le "pacte de croissance" était nécessaire pour éviter la grande récession en Europe.


La preuve que peut-être les idées de François Hollande ne sont pas si mauvaises que cela et qu'elles pourraient peut-être apporter un début de solution à la crise... 
Tout cela a d'abord été pensé, construit, réfléchi, avec une équipe d'économistes au travail... Les socialistes sont qualifiés pour le job !


En fait ce dont a besoin la France, ce n'est surtout pas d'un Hyper-président pour cinq ans de plus !

jeudi 26 avril 2012

L’Europe en besoin de croissance attend l’élection de François Hollande !


L'Europe en crise attend peut être l'élection de François Hollande et ses propositions de renégociation du traité européen pour imprimer une nouvelle énergie à la demande de croissance.

Après le "coup de tonnerre néerlandais" refusant les mesures d'austérité aux Pays-Bas, c'est la Banque Centrale Européenne et son président Mario Draghi qui ont plaidé pour la rédaction d'un "pacte de croissance".

Pour le président de la BCE, "Nous avons besoin de croissance sous forme d'initiatives pérennes, pas juste de programmes de conjonctures qui creuseraient encore la dette publique, mais de croissance sous forme structurelle".

Pour François Hollande ce volet croissance pourrait passer par la renégociation du "Pacte budgétaire" mis en place par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qui risque de plonger la France et le reste de l'Europe dans l'austérité.

Ce nouveau pacte pourrait prendre la forme de la création d'Euro-Obligations, ce qui permettrait de relancer la croissance pour financer de grands projets dans les domaines de l'énergie et des politiques d'infrastructures industrielles pérennes.

Cette revendication est en opposition avec quelques pays d'Europe dont l'Allemagne pour lesquels il est impossible de renégocier un traité signé, mais l'ouverture de Mario Draghi pourrait bien changer les choses, même si la Grèce et le Portugal ont déjà ratifié le traité.

Si les Français élisent François Hollande le 6 mai prochain, c'est parce qu'ils auront voulu sortir de la politique du pire annoncée par Nicolas Sarkozy, par une austérité qui ne dit pas son nom.

mercredi 25 avril 2012

Vers la fin de l'ère Merkozy : Ce n'est pas encore gagné !

C'est certain, si les Français élisent François Hollande le 6 mai prochain, c'est parce qu'ils auront voulu sortir de la politique du pire annoncée par Nicolas Sarkozy, par une austérité qui ne dit pas son nom, et une collaboration outrancière avec Angela Merkel que les commentateurs ont appelé "Ere Merkozy".


Ce n'est pas gagné car les Français ont besoin d'un retour à la confiance et à la croissance, car on ne peut pas poursuivre positivement la direction d'un pays dont les habitants ont été déclarés les champions du monde du pessimisme sous la présidence de Nicolas Sarkozy : 


"La France conserve son titre de championne du monde du pessimisme économique, mais les inquiétudes des Français se sont accrues, affichant un niveau en recul de plus de 20 points sur un an, révèle l'enquête. Et ce niveau est le plus faible jamais enregistré en France depuis le début des enquêtes annuelles du réseau Gallup International, en 1978". (Source le Figaro économie du 23/12/2011)


On a voulu à droite comparer à toute force la France et l'Allemagne, mettant en avant le taux de croissance allemand en matière industrielle de 2,8 % et la plus faible hausse du coût du travail qui n'est que de 19% sur dix ans alors que la hausse des coûts français du travail est de 39% sur les dix dernières années.


En clair il s'agira pour la France, si elle veut renouer avec la croissance, de relancer sa recherche et son développement par un accroissement de ses investissements dans les domaines de l'industrie et des technologies nouvelles.


Avec cette crise nous payons les dix dernières années de désertification industrielle et un accroissement des fermetures d'usines depuis 2009. (source : Nouvel Observateur : 900 usines fermées et 100.000 emplois supprimés en trois ans.)


Cette perte nette d'emplois est clairement due au manque d'investissement de l'industrie française et aux délocalisations  : Notre pays a perdu presque 3,5 millions d’emplois manufacturiers en 35 ans. Depuis 2000, les pertes sont évaluées à 500 000 postes. Notre PIB industriel ne représente plus que 14 % du PIB global, contre près de 30 % en Allemagne.
L’industrie française n'emploie plus que 19 % des salariés en France.
Par comparaison, le tertiaire regroupe 72 % des personnes salariées.




La France perds en ce moment près de 71000 emplois chaque année. 
Voir  par exemple : l'investissement d'une nouvelle usine Renault au Maroc où les salaires sont en moyenne de 300 Euros bruts par mois !



Des pans entiers de notre économie ont été transférés en zone low cost. C’est précisément le cas des secteurs textiles et automobiles. Et au-delà des pertes d’emplois et des drames humains, ce sont les compétences, les savoir-faire et l’innovation qui s’évaporent. (Source .France-implantation-entreprises)



Pour sortir de la récession et du manque de confiance, il va donc falloir élaborer une nouvelle politique économique passant par un retour à la croissance, en même temps qu'un changement dans la politique de l'Europe : un "new-deal" à européen.


Encore faudra-t-il que nos industriels français ainsi que  l'Allemagne jouent le jeu européen.


Car avec ses réductions de production énergétique et son PIB en croissance, le géant allemand se laisse de plus en plus séduire par la Chine.


Pour le géant économique d'Asie,  le marché européen ressemble de plus en plus à un "Far-West" ou tout est permis en matière de concurrence à bas prix et les produits chinois ont représenté en 2010 près de 18,9 % des importations, faisant ainsi de la Chine le premier fournisseur de l'Union Européenne.


François Hollande, s'il est élu aura donc fort à faire pour décoder la grille de lecture économique de l'Europe, établir son pouvoir avec une nouvelle Assemblée Nationale fortement ancrée à Gauche et un gouvernement hautement qualifié en matière d'économie mondiale, afin de profiter d'un "Etat de grâce" qui sera d'autant plus court que la conjecture sera difficile.


Il devra aussi convaincre les industriels français de miser sur la production en France et l'accroissement de la qualité des productions françaises par l'innovation et la réduction des coûts industriels par l'investissement, ce qui sera enfin un gage de confiance et de croissance retrouvée.


Cinq ans pour redémarrer la France en perte de vitesse, et en cas de succès, cinq années de plus pour confirmer une politique ne seront pas de trop pour François Hollande qui semble avoir compris les enjeux sociaux et économiques du pays.


Mais cinq ans avec Sarkozy et Merkel en annonciateurs d'austérité et de fermeture d'esprit au sein d'une Europe figée dans l'austérité, c'est beaucoup plus que les Français ne pourraient en supporter... 


Pas encore gagné le changement, certes, mais maintenant porteur d'avenir !